Le Hameau des Buis, Ardèche, France.

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Hameau des Buis

Chaulet, 07460 Berrias-et-Casteljau, France

Idéologies : écologie, école autrement, intergénération, habitat groupé…

Revenu : indépendant et partagé

 Le Hameau des Buis est un lieu de vie et d’accueil autour d’une école, sur une base vivrière agricole dans le sud de l’Ardèche. Il comprend une vingtaine de logements, du studio au T4, entièrement conçus de manière bioclimatique à base de matériaux écologiques.

Le Hameau des Buis s’inscrit dans la continuité de La Ferme des Enfants, porté par un désir collectif d’incarner le changement afin de participer à créer une société plus écologique et humaine. Développé par l’association La Ferme des Enfants depuis 2001, cette Oasis de vie comporte une cinquantaine d’habitants de 3 à 84 ans, un centre de formation, 80 élèves de la maternelle au collège, une ferme, une boulangerie…

Pour tout savoir sur le Hameau des Buis et la Ferme des Enfants : hameaudesbuis.com

Le film de la ferme des enfants « les enfants de demain » : www.youtube.com

Eco-quartier Vauban à Freiburg (Fribourg), Allemagne

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Quartier Vauban :

5000 habitants

600 emplois

40 hectares.

Idéologie commune : écologie, autogestion, partage, engagement social.

Situé au sud de Freiburg, à 5 minutes en Tram du centre ville, la zone qui accueille aujourd’hui le projet d’éco-quartier, accueillait jusqu’en 1992 la caserne Vauban construite en 1936et occupée après la seconde guerre mondiale par les forces françaises. En août 1992, les militaires libèrent cet espace posant la question de son devenir. La ville de Freiburg avait prévu la destruction des bâtiments mais un groupe d’activistes composés principalement d’étudiants décidèrent d’occuper illégalement les lieux en opposition à la spéculation immobilière avec comme projet de créer un lieu autogéré offrant l’accès au logement aux personnes à faible ressource. C’est ainsi que nait le collectif SUSI, une organisation indépendante.

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SUSI milite en faveur de la préservation des casernes et propose un projet de reconversion des bâtiments en espace de vie dans une démarche que l’on nomme aujourd’hui développement durable et habitats groupés.

En 1996, après occupation et de nombreuses discutions avec les politiques, la ville de Freiburg accepte finalement le projet et commence alors la reconversion des douze anciens bâtiments de la caserne en logements. Quatre bâtiments sont affectés au collectif SUSI. Six autres accueillent 600 logements étudiants. Les deux autres servent pour accueillir des activités professionnelles et lieux publics dont un transformé en maison de quartier et centre socio-culturel accueillant des associations locales.

Sur les terrains restant à disposition la ville construit au fur et à mesure de nouveaux bâtiments. Chaque projet est de plus en plus innovateur dans le domaine de la construction écologique. Le projet le plus surprenant est celui qui se situe à l’est du quartier où un ensemble d’immeubles à énergie positive sont construits suivant des règles très strictes en terme d’isolation, ils produisent ainsi plus d’énergie qu’ils en consomment, les toitures étant entièrement recouvertes de panneaux solaires.

Le collectif SUSI reste encore aujourd’hui très actif, militant pour des causes sociales :

«  Nous voulons aider les personnes touchées par des problèmes de drogues et des sans abris à se réinsérer. Nous voulons un monde meilleur basé sur des principes de coopération et un futur sans exploitation humaine et sans la destruction de notre environnent. »

SUSI a garder son esprit de lieux auto-gérés et expérimentaux. Où entre les bâtiments on trouve différentes formes d’habitations légères, auto-construites avec des matériaux de récupération. Plus de 200 personnes habitent se collectif.

Voici quelques photos du collectif SUSI :

Zone autogéré et auto construite :

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Les bâtiments de l’ancienne caserne :

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Le centre social :

DSC01099Les nouveaux quartiers :

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La zone étudiante :

DSC01053Vues générales des autres quartiers :

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Dans les bâtiments les espaces sont pensés de façon plus collective, les espaces privés étant réduit afin d’offrir des lieux communs tel que salon, buanderie, terrasses, lieux de rangements, jardins collectifs…

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Afin de gagner de l’espace au profit des habitations et des espaces publics, les places de parking ou garages privés sont possibles que pour 25 % des logements, situés à la marge du quartier. Pour les autres logements, deux parkings-silos sont construits aux entrées du quartier. Ainsi, la circulation au sein du quartier n’est plus une nécessité, ce qui permet de convertir les voies de circulation automobiles en rues réservées au jeu, où les enfants peuvent en effet jouer en toute liberté, les voitures n’ayant pas la priorité et ne devant pas dépasser une vitesse de 5 km/h.

Plan du quartier :

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Aujourd’hui quand on visite Vauban, on est surpris par sa grandeur et par sa diversité (entre roulottes et bâtiments au top de l’innovation écologique). On sent un vent de liberté, on apprécie de voir les enfants jouer dans les espaces de jeux en bois au sein des différents quartiers, de voir les habitants circuler en vélo, de trouver des magasins de seconde main, de voir des balcons luxuriant et des jardins comestibles, de pouvoir se promener au bord du ruisseau, de sentir une explosion d’alternatives en tout genre. Au bar auto-géré par le collectif SUSI je rencontre Helana qui me raconte : « qu’à Vauban tu peux passer ta journée à faire du yoga passant d’un cours à l’autre, qu’ici il y a plein d’activités et thérapies en tout genre, d’initiatives socio-culturelles, humanitaires, que se côtoient militants acharnés et famille bobo-écolo »

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Vauban, une initiative née d’une résistance d’utopistes qui est devenu aujourd’hui un exemple de développement durable connu de par le monde et une vraie réponse sociale et écologique soutenu par la politique de la ville. Un quartier comme on aimerai en voir fleurir dans chaque ville. Vauban continu d’inspirer par sa réussite de nombreux projets d’éco-quartiers.

Le moulin de busseix, France.

Eco-hameau du Moulin de Busseix
Route de Busseix
87500 Ladignac-le-Long

Idéologie  : écologie

Revenu : indépendant

Créé en 2004 à l’initiative d’un groupe de trois couples venant de la région parisienne autour d’une charte. Après un an de recherche le terrain pour bâtir l’éco-hameau a été trouvé près à 45Mn de Limoge: 14ha de prairies d’un seul tenant traversés par le ruisseau du moulin de Busseix et quelques battisses en pierres à restaurer. Les membres se sont constitués en SCI et ont emménagés en octobre 2004. Au fil des constructions et des rencontres le lieu ne cesse de grandir. Aujourd’hui le moulin de busseix compte 11 membres adultes et 6 enfants sans parler des jeunes adultes (fils et filles des associés) qui sont régulièrement présents.

Le moulin de busseix est entre l’habitat groupé et la communauté intentionnelle dans le sens où chaque membre ou famille dispose d’un habitat privatif (maison particulière) mais les personnes se retrouvent autour d’une maison commune et s’organisent de manière communautaire pour le repas du midi et la gestion des lieux collectifs. La maison commune propose : une cuisine-salle à manger, une buanderie, un atelier, des sanitaires et un étage réservé au couchage pour l’accueil d’amis, de visiteurs, de wwoofeurs… Cette maison sert aussi à l’accueil de réunions, de stages ou conférences.

Le lieu dispose aussi d’une épicerie auto gérée par ses membres, c’est-à-dire que le moulin de busseix achète directement aux fournisseurs leurs denrées alimentaires et les stocke dans cette épicerie. Lorsque quelqu’un à besoin de quelque chose il se sert et note sur un papier sa quantité qui devra payer en fin de mois!

Les habitants du moulin de busseix se retrouvent autours de valeurs écologiques, de solidarités, de respects des convictions philosophiques et religieuses de chacun et d’ouverture vers l’extérieur.

Le lieu essaie d’appliquer les objectifs de la charte qui ont progressivement évolué au fil des années :

Réduction de l’empreinte écologique Par une réduction des consommations énergétiques avec des construction bioclimatiques, la récupération de matériaux, la production d’électricité et de chaleur solaire, la réduction des consommations d’eau avec l’installation de toilettes sèches dans chaque maison (lombricompostage dans la dernière), le traitement des eaux par phytoépuration. L’installation d’agriculteurs bio (élevage ovin et, au début, production d’extraits fermentés de plantes, purins d’ortie par ex). Recherche d’autonomie alimentaire avec production maraîchère et fruitière.

Développement des solidarités à travers une vie semi collective tournant autour d’une maison commune avec des repas de midi pris en commun (et de nombreux autres encore), des achats collectifs de produits biologiques, des chantiers (constructions, approvisionnement en bois de chauffage…), la mise en commun des véhicules, l’accueil des visiteurs et des réunions régulières pour la gestion du site. Cependant chacun dispose d’un logement privatif.

Recherche de la diversité générationnelle. Au départ le projet a été porté par des personnes retraitées ou en fin de carrière professionnelle. Rapidement le projet a intéressé des personnes plus jeunes et il a fallu trouver le moyen de leur faire une place. Construction d’un habitat léger (cabane) pour l’un (deux constructions de roulottes sont depuis en projet), adjonction d’un studio à l’une des maison pour d’autres. Actuellement le moulin de busseix accueille tous les âges entre 1a n et 71 ans.

Faire connaître l’expérience et développer les relation extérieures : Le site ne se veux pas être « un ghetto écolo » et désir être ouverts sur l’extérieur. Extérieur proche d’abord en établissant des relations avec l’environnement immédiat : journée porte ouverte, participation au comité des fêtes de la commune, participation à des associations locales, recours aux entreprises locales, l’organisation de visites pour des établissements scolaires locaux. Au-delà de l’environnement proche le moulin de busseix se fait connaître à travers divers médias locaux ou nationaux (journaux, revues, radios, télévisions, site web). Ils ont également accueilli en 2010 les journées d’été des jeunes du mouvement ATTAC (Altervillage) et été une des étape de l’intercambio sur les semences.

Organisation sociale : Les décisions sont prises au consensus. Outre l’organisation du repas du midi et l’achat groupé d’aliments qui sont bien rodés la participation aux chantiers collectifs et au jardin se fait selon les disponibilités sachant que chacun n’a pas la même disponibilité selon son travail, la garde des enfants…

Pour plus d’information http://www.moulindebusseix.org